35 CHERCHEUSES RÉCOMPENSÉES PAR LA FONDATION L’ORÉAL ET L'UNESCO
actualité du 22 octobre 2019

Dans le cadre de la semaine de la Fête de la Science 2019, la Fondation L’Oréal a réuni le 9 octobre dernier au sein du Museum d’Histoire naturelle de Paris, les 35 jeunes chercheuses récompensées par le Prix Jeunes Talents France 2019 Pour les Femmes et la Science, créé il y a 12 ans en partenariat avec l’UNESCO et l’Académie des Sciences.

UNE NOUVELLE GÉNÉRATION DE CHERCHEUSES

Cette année en France, 20 doctorantes et 15 post-doctorantes ont été sélectionnées parmi plus de 800 candidatures par un jury composé d’éminents membres de l’Académie des sciences. Elles ont reçu respectivement une dotation de 15 000 € pour les doctorantes et de 20 000 € pour les post-doctorantes, qui va leur donner les moyens de poursuivre et de consolider leurs travaux de recherche. 

Ces 35 jeunes chercheuses ont de plus bénéficié d’une formation au leadership (management, négociation, prise de parole en public, etc.) visant à leur donner des moyens supplémentaires pour mieux affronter le plafond de verre qui demeure une réalité dans le monde de la recherche.

Pour faire émerger une nouvelle génération de chercheuses d’excellence, la Fondation L’Oréal, aux côtés de l’UNESCO, remet chaque année, dans 118 pays, via ses programmes nationaux et régionaux Jeunes Talents Pour les Femmes et la Science, près de 280 dotations, qui visent à apporter un soutien spécifique aux doctorantes et post-doctorantes.

5 DOTATIONS SUPPLÉMENTAIRES

Nouveauté de l’édition 2019 : la Fondation L’Oréal a étoffé le Prix de 5 dotations additionnelles, portant ainsi à 35 le nombre de jeunes chercheuses récompensées cette année en France.

De plus, grâce à un partenariat avec le Muséum national d’Histoire naturelle, institution très investie dans les Outre-Mer notamment, le palmarès 2019 inclut 6 jeunes chercheuses effectuant leurs recherches en Guadeloupe, en Martinique, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie et à la Réunion.

CHANGER LE PARADIGME DE GENRE DANS LA RECHERCHE

En France, les femmes ne représentent que 28 % des effectifs universitaires en science. Si elles sont majoritaires en recherche dans les sciences de la vie, elles ne comptent que pour 22 % seulement en physique, et 23 % en mathématiques et informatique.1 Le plafond de verre reste bel et bien une réalité. D’ailleurs, encore cette semaine, les Prix Nobel 2019 de chimie, de médecine et de physique ont tous été attribués à des hommes.

Cette sous-représentation a des conséquences réelles sur la qualité de la recherche, avec des exemples nombreux et variés, notamment dans le secteur de l’innovation technologique (la majorité des machines d’apprentissage, issues de l’intelligence artificielle, ont été développées par et pour les hommes, ce qui conduit à des processus décisionnels biaisés).